{"id":1936,"date":"2026-03-09T08:40:25","date_gmt":"2026-03-09T08:40:25","guid":{"rendered":"https:\/\/choquequirao-treks.com\/?page_id=1936"},"modified":"2026-03-09T08:44:54","modified_gmt":"2026-03-09T08:44:54","slug":"le-col-de-san-juan-traverse-le-point-culminant-entre-choquequirao-et-vilcabamba","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/choquequirao-treks.com\/fr\/blog\/san-juan-pass-crossing-the-highest-point-between-choquequirao-and-vilcabamba\/","title":{"rendered":"Col de San Juan : Passage du point culminant entre Choquequirao et Vilcabamba"},"content":{"rendered":"<div data-elementor-type=\"wp-page\" data-elementor-id=\"1936\" class=\"elementor elementor-1936\" data-elementor-post-type=\"page\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-cd94d2c e-con-full e-flex e-con e-parent\" data-id=\"cd94d2c\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-d81153a elementor--h-position-center elementor--v-position-middle elementor-arrows-position-inside elementor-widget elementor-widget-slides\" data-id=\"d81153a\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-settings=\"{&quot;navigation&quot;:&quot;arrows&quot;,&quot;autoplay&quot;:&quot;yes&quot;,&quot;autoplay_speed&quot;:5000,&quot;infinite&quot;:&quot;yes&quot;,&quot;transition&quot;:&quot;slide&quot;,&quot;transition_speed&quot;:500}\" data-widget_type=\"slides.default\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-slides-wrapper elementor-main-swiper swiper\" role=\"region\" aria-roledescription=\"carousel\" aria-label=\"Diapositives\" dir=\"ltr\" data-animation=\"zoomIn\">\n\t\t\t\t<div class=\"swiper-wrapper elementor-slides\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-repeater-item-61bcbca swiper-slide\" role=\"group\" aria-roledescription=\"slide\"><div class=\"swiper-slide-bg elementor-ken-burns elementor-ken-burns--in\" role=\"img\" aria-label=\"Chqoeuqwuirao3\"><\/div><div class=\"elementor-background-overlay\"><\/div><a class=\"swiper-slide-inner\" href=\"#\"><div class=\"swiper-slide-contents\"><div class=\"elementor-slide-heading\">Col de San Juan<\/div><\/div><\/a><\/div>\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-fe312a1 e-con-full e-flex e-con e-parent\" data-id=\"fe312a1\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-be1fe86 elementor-widget__width-initial elementor-invisible elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"be1fe86\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-settings=\"{&quot;_animation&quot;:&quot;fadeInUp&quot;}\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<h1 style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ffffff;\">Passage du point culminant entre Choquequirao et Vilcabamba<\/span><\/h1><p>\u00a0<\/p><h3><span style=\"color: #ffffff;\">Introduction<\/span><\/h3><p>\u00c0 5h30 du matin, alors que le soleil commence \u00e0 peine \u00e0 illuminer les sommets, vous vous mettez en route. Il fait froid. L&#039;air est rar\u00e9fi\u00e9. Chaque pas demande plus d&#039;efforts qu&#039;il n&#039;en faut. Cinq heures plus tard, vous atteignez un point o\u00f9 le monde s&#039;offre \u00e0 vous. <strong>4 650 m\u00e8tres (15 255 pieds)<\/strong> Au-dessus du niveau de la mer, le col de San Juan offre une vue \u00e0 couper le souffle, m\u00eame si l&#039;altitude vous coupe d\u00e9j\u00e0 le souffle.<\/p><p>Le <strong>Glacier de Choquetacarpo<\/strong> Devant vous brille un \u00e9clat particulier. Les sommets enneig\u00e9s de la cha\u00eene de montagnes de Vilcabamba s&#039;\u00e9tendent \u00e0 perte de vue. Avec un peu de chance, un condor des Andes survole le canyon, profitant des courants thermiques qui remontent des profondeurs. Vous vous trouvez au point culminant de la travers\u00e9e entre Choquequirao et Vilcabamba, le m\u00eame col qu&#039;ont emprunt\u00e9 les Incas. <em>chasquis<\/em> Ce chemin a \u00e9t\u00e9 emprunt\u00e9 il y a 500 ans. C&#039;est le m\u00eame chemin que Manco Inca a suivi lorsqu&#039;il se retirait dans son refuge au c\u0153ur de la jungle.<\/p><p>C&#039;est <strong>Col de San Juan<\/strong>. Le moment le plus difficile et le plus spectaculaire de votre trek.<\/p><h3>\u00a0<\/h3><h3><span style=\"color: #ffffff;\">Transmettre les donn\u00e9es<\/span><\/h3><table><thead><tr><td><p>Aspect<\/p><\/td><td><p>D\u00e9tails<\/p><\/td><\/tr><\/thead><tbody><tr><td><p><strong>Nom<\/strong><\/p><\/td><td><p>Col de San Juan \/ Abra San Juan<\/p><\/td><\/tr><tr><td><p><strong>Altitude<\/strong><\/p><\/td><td><p>4 650 m (15 255 pieds)<\/p><\/td><\/tr><tr><td><p><strong>Emplacement<\/strong><\/p><\/td><td><p>Cha\u00eene de Vilcabamba, entre Choquequirao et Yanama<\/p><\/td><\/tr><tr><td><p><strong>Gain d&#039;altitude depuis Pinchauniyoc<\/strong><\/p><\/td><td><p>+1 800 m environ<\/p><\/td><\/tr><tr><td><p><strong>Perte d&#039;altitude jusqu&#039;\u00e0 Yanama<\/strong><\/p><\/td><td><p>-950 m environ<\/p><\/td><\/tr><tr><td><p><strong>Temps d&#039;ascension<\/strong><\/p><\/td><td><p>5 \u00e0 6 heures<\/p><\/td><\/tr><tr><td><p><strong>Temps de descente<\/strong><\/p><\/td><td><p>3 \u00e0 4 heures<\/p><\/td><\/tr><tr><td><p><strong>Difficult\u00e9<\/strong><\/p><\/td><td><p>Haut<\/p><\/td><\/tr><tr><td><p><strong>Meilleure p\u00e9riode pour visiter<\/strong><\/p><\/td><td><p>Mai \u2013 octobre<\/p><\/td><\/tr><\/tbody><\/table><p>\u00a0<\/p><h3><span style=\"color: #ffffff;\">Contexte\u00a0: Pourquoi franchir ce col<\/span><\/h3><p>Le col de San Juan est le passage entre deux mondes. Au sud se trouve <strong>Choquequirao<\/strong>, le \u201c Berceau d&#039;or \u201d, \u00e0 3\u00a0050 m\u00e8tres d&#039;altitude, dans un climat de for\u00eat de nuages temp\u00e9r\u00e9e. Au nord se trouve le <strong>Vall\u00e9e de Vilcabamba<\/strong>, qui descend vers la jungle tropicale o\u00f9 se cachaient les derniers Incas.<\/p><p>Entre les deux s&#039;\u00e9l\u00e8ve la cha\u00eene de montagnes de Vilcabamba, une muraille de sommets enneig\u00e9s culminant \u00e0 plus de 5\u00a0000 m\u00e8tres. Le col de San Juan, \u00e0 4\u00a0650 m\u00e8tres, est l&#039;un des rares points de passage accessibles \u00e0 pied.<\/p><p>Les Incas connaissaient ce col. Ils l&#039;utilisaient pour relier leurs villes et leurs centres c\u00e9r\u00e9moniels. <em>Chasquis<\/em> (des messagers) traversaient cet endroit en courant, apportant des nouvelles et <em>quipus<\/em> D&#039;un bout \u00e0 l&#039;autre de la cha\u00eene de montagnes. Lorsque Manco Inca organisa la r\u00e9sistance, ce col faisait partie du r\u00e9seau de communication qui maintenait l&#039;unit\u00e9 de l&#039;\u00c9tat n\u00e9o-inca. Aujourd&#039;hui, la travers\u00e9e du col de San Juan est le seul moyen terrestre de relier Choquequirao \u00e0 Vilcabamba. Il n&#039;y a ni route, ni raccourci. C&#039;est le m\u00eame chemin qu&#039;il y a 500 ans.<\/p><h3>\u00a0<\/h3><h3><span style=\"color: #ffffff;\">Le jour de la travers\u00e9e<\/span><\/h3><p>C&#039;est l&#039;\u00e9tape la plus longue et la plus exigeante de tout trek incluant le col de San Juan. Voici comment elle se d\u00e9roule\u00a0:<\/p><ul><li><strong>4h30 \u2013 5h00 : R\u00e9veil<\/strong> Le chef vous r\u00e9veille avant l&#039;aube. Il fait froid. Vous n&#039;avez pas envie de quitter votre sac de couchage, mais vous savez que c&#039;est le grand jour. Un petit-d\u00e9jeuner chaud vous attend : porridge, cr\u00eapes, \u0153ufs et th\u00e9 de coca. Mangez plus que vous ne le pensez ; vous aurez besoin d&#039;\u00e9nergie.<\/li><li><strong>5h30\u00a0: D\u00e9but de l\u2019ascension<\/strong> Vous quittez le camp \u00e0 <strong>Pinchauniyoc<\/strong> (Environ 2\u00a0850 m). Le ciel commence \u00e0 peine \u00e0 s&#039;\u00e9claircir. Vous marchez avec une lampe frontale pendant les 30 premi\u00e8res minutes. Le sentier d\u00e9bute en pente douce dans la partie sup\u00e9rieure du massif de Choquequirao, mais la mont\u00e9e s&#039;intensifie rapidement.<\/li><li><strong>6h00 \u2013 8h00 : For\u00eat de nuages<\/strong> Pendant les deux premi\u00e8res heures, vous traversez la for\u00eat de nuages. Arbres couverts de mousse, orchid\u00e9es et brom\u00e9liac\u00e9es bordent le sentier. La mont\u00e9e est constante, mais la v\u00e9g\u00e9tation offre une distraction agr\u00e9able. La temp\u00e9rature est plaisante et l&#039;air est encore bien oxyg\u00e9n\u00e9. C&#039;est la partie la plus facile.<\/li><li><strong>8h00 \u2013 10h00 : Zone de transition<\/strong> La for\u00eat s&#039;ouvre. Les arbres deviennent plus petits et tortueux. On commence \u00e0 voir. <em>pajonal<\/em> (Tesses d&#039;herbe). Le changement de v\u00e9g\u00e9tation indique une ascension rapide. L&#039;air se rar\u00e9fie. Votre respiration s&#039;acc\u00e9l\u00e8re. Vos jambes commencent \u00e0 s&#039;alourdir. Chaque pause est la bienvenue. Le guide maintient un rythme lent et r\u00e9gulier. <em>\u201c Poco a poco \u201d,\u201d<\/em> \u201c Pas de pr\u00e9cipitation \u201d, dit-il.\u201d<\/li><li><strong>10h00 \u2013 11h30 : L&#039;ascension finale<\/strong> Les 500 derniers m\u00e8tres de d\u00e9nivel\u00e9 sont les plus difficiles. L&#039;herbe laisse place \u00e0 la roche et au gravier. La pente s&#039;accentue. L&#039;air est rar\u00e9fi\u00e9, avec 401 \u00b5g d&#039;oxyg\u00e8ne en moins qu&#039;au niveau de la mer. Tous les dix pas, vous vous arr\u00eatez pour reprendre votre souffle. C&#039;est normal. Ne vous inqui\u00e9tez pas, tout le monde le fait. Le froid s&#039;intensifie et le vent se l\u00e8ve. Il peut neiger ou gr\u00ealer, m\u00eame en saison s\u00e8che. Vous enfilez toutes vos couches de v\u00eatements. Vous apercevez le col au loin\u00a0; il semble proche, mais chaque m\u00e8tre para\u00eet interminable.<\/li><li><strong>11h30 \u2013 12h00\u00a0: Le Passage<\/strong> Enfin, vous y \u00eates. \u00c0 4\u00a0650 m\u00e8tres, le monde s&#039;offre \u00e0 vous. L&#039;effort des cinq derni\u00e8res heures est instantan\u00e9ment justifi\u00e9. Devant vous, le glacier Choquetacarpo scintille sous le soleil. \u00c0 votre gauche et \u00e0 votre droite, des sommets enneig\u00e9s de plus de 5\u00a0000 m\u00e8tres forment un amphith\u00e9\u00e2tre de roche et de glace. En contrebas, la vall\u00e9e vers Yanama descend entre des montagnes qui semblent s&#039;\u00e9tendre \u00e0 l&#039;infini. Le vent souffle fort et le froid est intense, mais cela vous importe peu. Vous vous tenez au point culminant de votre vie (probablement). Vous avez travers\u00e9 la cordill\u00e8re de Vilcabamba en suivant le m\u00eame chemin que les Incas.<\/li><li><strong>12h00 \u2013 12h30\u00a0: Repos et d\u00e9jeuner<\/strong> L&#039;\u00e9quipe de cuisine, partie plus t\u00f4t, a pr\u00e9par\u00e9 un d\u00e9jeuner chaud ou un en-cas copieux. Vous mangez en admirant le glacier. C&#039;est sans doute le plus beau repas de votre vie avec une telle vue. Ne vous attardez pas trop\u00a0; le froid p\u00e9n\u00e8tre vite d\u00e8s qu&#039;on s&#039;arr\u00eate.<\/li><li><strong>12h30 \u2013 16h00\u00a0: La Descente<\/strong> Trois heures et demie de descente vers Yanama. La descente est plus facile pour les poumons mais plus \u00e9prouvante pour les genoux. Le paysage change en sens inverse\u00a0: de la roche \u00e0 l\u2019herbe, de l\u2019herbe aux arbustes, et enfin aux premiers arbres. La temp\u00e9rature monte progressivement.<\/li><li><strong>16h00 \u2013 16h30\u00a0: Arriv\u00e9e \u00e0 Yanama<\/strong> Vous arrivez au campement \u00e9puis\u00e9 mais combl\u00e9. Vous avez march\u00e9 9 \u00e0 10 heures. Vous avez gravi et descendu plus de 2\u00a0500 m\u00e8tres de d\u00e9nivel\u00e9 cumul\u00e9. Vous avez franchi la cha\u00eene de Vilcabamba. Le cuisinier vous a pr\u00e9par\u00e9 un th\u00e9 chaud. Vous retirez vos chaussures et contemplez le col qui dispara\u00eet d\u00e9sormais \u00e0 l&#039;horizon. Vous l&#039;avez fait. D\u00eener t\u00f4t. Coucher t\u00f4t. Demain, la randonn\u00e9e reprend.<\/li><\/ul><h3>\u00a0<\/h3><h3>Ce que vous verrez au col<\/h3><ul><li><strong>Le glacier Choquetacarpo :<\/strong> Le panorama dominant depuis le col : un glacier recouvrant le sommet du mont Choquetacarpo (environ 5\u00a0500 m). Sous le soleil, il scintille de reflets blancs et bleus. C&#039;est l&#039;un des glaciers les plus visibles du P\u00e9rou, bien qu&#039;il recule d&#039;ann\u00e9e en ann\u00e9e en raison du changement climatique.<\/li><li><strong>Sommets enneig\u00e9s :<\/strong> La cha\u00eene de Vilcabamba compte plusieurs sommets de plus de 5\u00a0000 m\u00e8tres. Du col, on aper\u00e7oit une cha\u00eene de cimes enneig\u00e9es qui s&#039;\u00e9tend jusqu&#039;\u00e0 l&#039;horizon. Par temps clair, certains disent qu&#039;on peut voir jusqu&#039;\u00e0\u2026 <strong>Salkantay (6 271 m)<\/strong>, bien que cela soit sujet \u00e0 d\u00e9bat.<\/li><li><strong>Le Canyon :<\/strong> Du c\u00f4t\u00e9 de Choquequirao, le terrain plonge abruptement dans le canyon d&#039;Apur\u00edmac. On peut voir comment la vall\u00e9e descend sur des milliers de m\u00e8tres jusqu&#039;\u00e0 la rivi\u00e8re invisible en contrebas.<\/li><li><strong>Condors :<\/strong> Le col de San Juan est l&#039;un des meilleurs endroits \u00e0 voir <strong>condors des Andes<\/strong>. Des courants thermiques remontant des profondes vall\u00e9es traversent cette r\u00e9gion, et les condors les utilisent pour prendre de l&#039;altitude sans effort. Le meilleur moment est le matin, lorsque le soleil r\u00e9chauffe les vall\u00e9es. Observer un condor planer en contrebas est une exp\u00e9rience inoubliable.<\/li><li><strong>Vicu\u00f1as:<\/strong> Il arrive d&#039;apercevoir des vigognes dans les prairies pr\u00e8s du col. Ce sont les plus petits et les plus \u00e9l\u00e9gants cam\u00e9lid\u00e9s des Andes. Timides et rapides, elles prennent g\u00e9n\u00e9ralement la fuite avant qu&#039;on puisse s&#039;approcher.<\/li><li><strong>Le silence :<\/strong> L&#039;aspect le plus frappant, peut-\u00eatre. \u00c0 4\u00a0650 m\u00e8tres d&#039;altitude, loin de toute route ou village, le silence est absolu. Seuls le vent, votre respiration et, de temps \u00e0 autre, le cri d&#039;un rapace viennent troubler le silence.<\/li><\/ul><h3>\u00a0<\/h3><h3><span style=\"color: #ffffff;\">Pr\u00e9paration physique sp\u00e9cifique<\/span><\/h3><p>Le col de San Juan est l&#039;\u00e9tape la plus exigeante du trek. Elle n\u00e9cessite une pr\u00e9paration sp\u00e9cifique qui va au-del\u00e0 de l&#039;entra\u00eenement g\u00e9n\u00e9ral.<\/p><ul><li><strong>Acclimatation:<\/strong> Vous n&#039;atteindrez pas le col le premier jour. Les itin\u00e9raires sont con\u00e7us pour que vous y arriviez apr\u00e8s 3 \u00e0 4 jours de marche, avec une ascension progressive. Cependant, vous ressentirez tout de m\u00eame les effets de l&#039;altitude\u00a0: difficult\u00e9 \u00e0 respirer, fatigue, et parfois de l\u00e9gers maux de t\u00eate. C&#039;est normal.<\/li><li><strong>Entra\u00eenement \u00e0 l&#039;ascension\u00a0:<\/strong> L&#039;\u00e9tape du col comprend un d\u00e9nivel\u00e9 positif de 1\u00a0800 m\u00e8tres. Vous pouvez vous y pr\u00e9parer en\u00a0:<ul><li>Monter les escaliers avec un sac \u00e0 dos : 45 \u00e0 60 minutes en continu, plusieurs fois par semaine.<\/li><li>Trouver des collines ou des montagnes locales et effectuer des ascensions de plus de 1 000 m\u00e8tres.<\/li><li>Intervalles en mont\u00e9e\u00a0: 5 minutes d\u2019ascension intense, 2 minutes de r\u00e9cup\u00e9ration, \u00e0 r\u00e9p\u00e9ter.<\/li><\/ul><\/li><li><strong>Entra\u00eenement \u00e0 la descente :<\/strong> Apr\u00e8s le col, il y a 950 m\u00e8tres de descente. Vos genoux vont souffrir si vous ne les avez pas pr\u00e9par\u00e9s.<ul><li>Descendre les escaliers avec un sac \u00e0 dos : 30 \u00e0 40 minutes.<\/li><li>Squats excentriques (descente lente, remont\u00e9e normale).<\/li><li>Renforcement des quadriceps et des muscles stabilisateurs du genou.<\/li><\/ul><\/li><li><strong>Endurance:<\/strong> La journ\u00e9e compl\u00e8te repr\u00e9sente 9 \u00e0 10 heures de marche. Il faut \u00eatre capable de fournir un effort prolong\u00e9.<ul><li>5 \u00e0 6 heures de marche dans votre entra\u00eenement.<\/li><li>Au moins deux jours cons\u00e9cutifs de longue marche avant le trek.<\/li><\/ul><\/li><\/ul><h3>\u00a0<\/h3><h3><span style=\"color: #ffffff;\">Que faut-il emporter ce jour-l\u00e0 ?<\/span><\/h3><p>Votre sac \u00e0 dos pour la travers\u00e9e du col devrait comprendre\u00a0:<\/p><ul><li><strong>Couches de chaleur :<\/strong> Il peut faire chaud au pied des pistes et neiger au col. Pr\u00e9voyez des v\u00eatements superposables que vous pouvez ajouter et enlever\u00a0: une sous-couche technique, une couche interm\u00e9diaire (polaire), une veste chaude (duvet ou synth\u00e9tique) et une veste imperm\u00e9able \u00e0 capuche.<\/li><li><strong>Protection:<\/strong> Chapeau chaud (pour le col), chapeau de soleil (pour la mont\u00e9e), gants, Buff\/tour de cou, lunettes de soleil \u00e0 protection UV et cr\u00e8me solaire SPF 50+.<\/li><li><strong>Hydratation et \u00e9nergie :<\/strong> Au moins 2 litres d&#039;eau et des en-cas \u00e9nerg\u00e9tiques rapides (chocolat, noix, barres \u00e9nerg\u00e9tiques).<\/li><li><strong>Autres:<\/strong> B\u00e2tons de randonn\u00e9e (indispensables pour cette journ\u00e9e), appareil photo avec batterie charg\u00e9e, papiers et argent.<\/li><li><strong>Poids cible :<\/strong> Pas plus de 7 \u00e0 8 kg. Chaque gramme suppl\u00e9mentaire se fait sentir dans les 500 derniers m\u00e8tres de l&#039;ascension.<\/li><\/ul><h3>\u00a0<\/h3><h3><span style=\"color: #ffffff;\">La m\u00e9t\u00e9o au col<\/span><\/h3><p>La m\u00e9t\u00e9o en haute montagne est impr\u00e9visible. M\u00eame pendant la saison s\u00e8che, les conditions peuvent changer rapidement.<\/p><ul><li><strong>Sc\u00e9nario id\u00e9al :<\/strong> Soleil radieux, ciel bleu, vent mod\u00e9r\u00e9. Temp\u00e9ratures de 5 \u00e0 10 \u00b0C au col. Visibilit\u00e9 parfaite sur le glacier et les sommets.<\/li><li><strong>Sc\u00e9nario courant :<\/strong> Ciel partiellement nuageux. Alternance de nuages et de \u00e9claircies. Vent fort au col.<\/li><li><strong>Sc\u00e9nario difficile :<\/strong> Nuages bas, brouillard, risque de pluie ou de gr\u00eale. Visibilit\u00e9 r\u00e9duite. Froid intense. La travers\u00e9e est tout de m\u00eame effectu\u00e9e, mais la vue est obstru\u00e9e.<\/li><li><strong>Sc\u00e9nario extr\u00eame :<\/strong> Orages, fortes chutes de neige, vents violents\u00a0: dans ces conditions, le guide peut d\u00e9cider d\u2019attendre, voire de reporter la travers\u00e9e. La s\u00e9curit\u00e9 est toujours la priorit\u00e9.<\/li><\/ul><p>\u00a0<\/p><p><strong>Meilleur moment :<\/strong> Le matin. C&#039;est pourquoi nous partons \u00e0 5h30. La plupart des orages dans les Andes se forment l&#039;apr\u00e8s-midi. Traverser avant midi r\u00e9duit consid\u00e9rablement le risque de mauvais temps.<\/p><h3>\u00a0<\/h3><h3><span style=\"color: #ffffff;\">Le d\u00e9fi mental<\/span><\/h3><p>Le col de San Juan n&#039;est pas seulement un d\u00e9fi physique, c&#039;est aussi un d\u00e9fi mental. Cinq heures d&#039;ascension incessante, chaque pas plus difficile que le pr\u00e9c\u00e9dent, le manque d&#039;oxyg\u00e8ne, les jambes lourdes et un col qui semble toujours hors de port\u00e9e. \u00c0 un moment donn\u00e9, votre esprit commencera \u00e0 n\u00e9gocier : <em>\u201c Pourquoi est-ce que je fais \u00e7a ? \u201d \u201c J&#039;aurais d\u00fb choisir une randonn\u00e9e plus facile. \u201d \u201c Je n&#039;en peux plus. \u201d<\/em><\/p><p>C&#039;est normal. Strat\u00e9gies utiles\u00a0:<\/p><ul><li><strong>Concentrez-vous sur la prochaine \u00e9tape.<\/strong> Ne regardez pas le col l\u00e0-haut. Regardez vos pieds. Un pas. Puis un autre.<\/li><li><strong>Acceptez la lenteur du rythme.<\/strong> Ce n&#039;est pas une course. Faire dix pas et s&#039;arr\u00eater pour respirer est parfaitement valable.<\/li><li><strong>N&#039;oubliez pas pourquoi vous \u00eates ici.<\/strong> Vous \u00eates venus vivre une exp\u00e9rience extraordinaire. Ceci en fait partie.<\/li><li><strong>Ayez confiance, vous arriverez.<\/strong> Des milliers de personnes ont franchi ce col. Si vous continuez \u00e0 marcher, vous y arriverez.<\/li><li><strong>C\u00e9l\u00e9brez les petites victoires.<\/strong> Chaque tranche de 100 m\u00e8tres de hauteur gagn\u00e9e est un exploit.<\/li><\/ul><p>\u00a0<\/p><p>D\u00e8s qu&#039;on atteint le col et qu&#039;on aper\u00e7oit le glacier, toutes les souffrances s&#039;effacent. La r\u00e9compense fait oublier la difficult\u00e9.<\/p><h3>\u00a0<\/h3><h3><span style=\"color: #ffffff;\">Histoire : La voie des Incas<\/span><\/h3><p>Vous marchez au c\u0153ur de l&#039;histoire vivante. Ce m\u00eame col faisait partie de\u2026 <strong>Qhapaq \u00d1an<\/strong> (R\u00e9seau routier inca). <em>Chasquis<\/em>, Des messagers entra\u00een\u00e9s d\u00e8s leur plus jeune \u00e2ge traversaient cet endroit \u00e0 des vitesses qui semblent aujourd&#039;hui impossibles. <em>chasqui<\/em> Ce syst\u00e8me permettait \u00e0 un message de voyager de Cusco \u00e0 Quito (environ 2\u00a0000 km) en seulement 5 \u00e0 7 jours. Les messages circulaient par relais. <em>tambo<\/em> \u00e0 <em>tambo<\/em>, jour et nuit.<\/p><p>Lorsque Manco Inca \u00e9tablit son \u00c9tat n\u00e9o-inca \u00e0 Vilcabamba, ce col demeura crucial. Il assurait la liaison entre les diff\u00e9rents foyers de r\u00e9sistance. Messages concernant les mouvements espagnols, plans d&#039;attaque, nouvelles de victoires et de d\u00e9faites\u00a0: tout y transitait. Emprunter le col de San Juan, c&#039;est suivre le m\u00eame chemin que les derniers d\u00e9fenseurs de l&#039;Empire inca.<\/p><h3>\u00a0<\/h3><h3><span style=\"color: #ffffff;\">Condors : rois du col<\/span><\/h3><p>S&#039;il y a un animal associ\u00e9 au col de San Juan, c&#039;est bien le <strong>condor des Andes<\/strong>. Avec une envergure pouvant atteindre 3,3 m\u00e8tres, c&#039;est le plus grand oiseau volant du monde. Mais son poids l&#039;emp\u00eache de d\u00e9coller facilement\u00a0; il a besoin des courants thermiques ascendants pour prendre de l&#039;altitude.<\/p><p>Le col de San Juan, o\u00f9 les vents s&#039;\u00e9l\u00e8vent des profondes vall\u00e9es, est un endroit id\u00e9al pour eux.<\/p><ul><li><strong>Comment les voir :<\/strong> Le meilleur moment pour les observer est entre 9 h et 11 h. Regardez en contrebas, vers le canyon d&#039;Apur\u00edmac. Ils planent g\u00e9n\u00e9ralement en cercles, prenant de l&#039;altitude. Avec un peu de chance, ils passeront \u00e0 votre niveau, voire m\u00eame en dessous.<\/li><li><strong>Ce qu&#039;il faut rechercher\u00a0:<\/strong> Une silhouette caract\u00e9ristique, avec de longues ailes plates termin\u00e9es par des \u201c doigts \u201d. Une petite t\u00eate chauve et un collier blanc autour du cou. Un vol majestueux, presque sans battements d&#039;ailes.<\/li><\/ul><h3>\u00a0<\/h3><h3><span style=\"color: #ffffff;\">Foire aux questions<\/span><\/h3><ul><li><strong>Quelle est sa difficult\u00e9 par rapport \u00e0 d&#039;autres treks c\u00e9l\u00e8bres\u00a0?<\/strong> L&#039;\u00e9tape du col de San Juan est plus difficile que la plus ardue du Chemin Inca classique. Elle est comparable \u00e0 celle du col de Salkantay. Pr\u00e9parez-vous \u00e0 vivre l&#039;une des journ\u00e9es de trekking les plus \u00e9prouvantes de votre vie.<\/li><li><strong>Le passage est-il \u00e9vitable\u00a0?<\/strong> C&#039;est la seule voie de communication entre Choquequirao et Vilcabamba.<\/li><li><strong>Et si je n&#039;arrive pas \u00e0 le terminer ?<\/strong> Les guides \u00e9valuent constamment les participants. En cas de probl\u00e8me grave (mal aigu de l&#039;altitude, blessure), plusieurs options sont possibles, comme la descente vers Choquequirao ou l&#039;\u00e9vacuation. Cependant, la plupart des personnes qui atteignent ce point parviennent \u00e0 franchir le col.<\/li><li><strong>Y a-t-il un abri au col ?<\/strong> Seules les roches naturelles offrent une certaine protection contre le vent.<\/li><li><strong>Puis-je effectuer la travers\u00e9e dans l&#039;autre sens (Vilcabamba \u2192 Choquequirao)\u00a0?<\/strong> Oui, certaines exp\u00e9ditions proc\u00e8dent ainsi. L&#039;effort est similaire, et certains pr\u00e9f\u00e8rent cette m\u00e9thode car l&#039;arriv\u00e9e \u00e0 Choquequirao constitue le point culminant.<\/li><\/ul><h3>\u00a0<\/h3><h3><span style=\"color: #ffffff;\">Le moment que vous n&#039;oublierez jamais<\/span><\/h3><p>Vous \u00eates \u00e0 quelques m\u00e8tres du col. Vous \u00eates \u00e9puis\u00e9. Chaque respiration est un effort. Chaque pas, une petite victoire. Et puis, vous y arrivez. Le vent vous fouette le visage. Le froid vous enveloppe. Mais peu vous importe, car le glacier est l\u00e0, \u00e9tincelant. Les sommets enneig\u00e9s s&#039;\u00e9tendent \u00e0 perte de vue.<\/p><p>Il se passe quelque chose. Vous pourriez pleurer. Vous pourriez crier. Ou vous pourriez simplement rester silencieux, essayant d&#039;assimiler ce que vous voyez et ressentez. Peu importe le nombre de photos que vous avez vues, lorsque vous arrivez au col de San Juan apr\u00e8s cinq heures d&#039;ascension, le monde vous para\u00eet diff\u00e9rent. Vous vous sentez petit face aux montagnes, mais aussi capable de choses que vous n&#039;auriez jamais crues possibles. Vous l&#039;avez fait. Vous avez franchi la cha\u00eene de montagnes \u00e0 pied.<\/p><h3>\u00a0<\/h3><h3><span style=\"color: #ffffff;\">Conclusion<\/span><\/h3><p>Le col de San Juan, \u00e0 4\u00a0650 m\u00e8tres d&#039;altitude, est l&#039;\u00e9tape marquante du voyage entre Choquequirao et Vilcabamba. L&#039;ascension est exigeante\u00a0: cinq heures de mont\u00e9e continue \u00e0 une altitude o\u00f9 l&#039;oxyg\u00e8ne se rar\u00e9fie. Mais la r\u00e9compense est \u00e0 la hauteur de l&#039;effort\u00a0: le glacier de Choquetacarpo, les horizons enneig\u00e9s, les condors planant au-dessus du vide et la satisfaction d&#039;avoir travers\u00e9 la cha\u00eene de Vilcabamba sur les traces des Incas, 500 ans plus t\u00f4t.<\/p><p>Le col de San Juan n&#039;est pas fait pour tout le monde. Mais si vous lisez ceci, il est probablement fait pour vous.<\/p><p>\u00a0<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-0c5a93a e-con-full e-flex e-con e-parent\" data-id=\"0c5a93a\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-46d1dd3 e-con-full e-flex elementor-invisible e-con e-child\" data-id=\"46d1dd3\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;animation&quot;:&quot;fadeInUp&quot;}\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-e21b8f2 elementor-widget-divider--view-line elementor-widget elementor-widget-divider\" data-id=\"e21b8f2\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"divider.default\">\n\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-divider\">\n\t\t\t<span class=\"elementor-divider-separator\">\n\t\t\t\t\t\t<\/span>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>San Juan Pass Crossing the Highest Point Between Choquequirao and Vilcabamba \u00a0 Introduction At 5:30 in the morning, when the sun just begins to illuminate the peaks, you start walking. 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