Tout savoir sur le mal de l'altitude et comment le prévenir lors de votre trek

 

Comprendre l'altitude

Cusco se situe à 3 400 mètres d'altitude. Choquequirao à 3 050 mètres. Les cols de montagne que nous empruntons culminent à 4 650 mètres. À ces altitudes, l'air est moins oxygéné et le corps a besoin de temps pour s'acclimater.

 

Altitudes de nos circuits :

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Altitude

Référence

Cusco

3 400 m

Ville d'acclimatation

Cachora (début)

2 900 m

Point de départ

Playa Rosalina (rivière)

1 550 m

point le plus bas

Choquequirao

3 050 m

Destination principale

Yanama

3 700 m

Route du camping

Col de San Juan

4 650 m

Point culminant

Col de Choquetacarpo

4 600 m

Point culminant (route de Vilcabamba)

Espíritu Pampa

1 000 m

Vilcabamba

Machu Picchu

2 430 m

Destination finale

 

Qu’est-ce que le mal d’altitude (Soroche) ?

Le mal de l'altitude survient lorsque l'organisme n'a pas le temps de s'adapter à la diminution de la quantité d'oxygène dans l'air. Il peut toucher n'importe qui, quelle que soit sa condition physique. Les athlètes de haut niveau en souffrent autant que les personnes sédentaires.

Symptômes bénins (très fréquents) :

  • Mal de tête
  • Fatigue ou lassitude inhabituelle
  • légers vertiges
  • Difficultés à dormir
  • Perte d'appétit
  • Légères nausées
  • J'ai le souffle court en marchant.

 

Symptômes modérés (nécessitent une attention particulière) :

  • Céphalée intense ne répondant pas aux analgésiques
  • Nausées ou vomissements persistants
  • Difficulté à marcher en ligne droite
  • fatigue extrême
  • Essoufflement au repos

 

Symptômes graves (urgence médicale) :

  • confusion mentale
  • Difficultés respiratoires sévères
  • Toux avec expectorations rosées
  • Perte de coordination
  • Lèvres ou ongles bleutés

 

Les symptômes graves sont rares mais dangereux. Ils nécessitent une descente immédiate et une prise en charge médicale. Nos guides sont formés pour les identifier et agir en conséquence.

 

Facteurs de risque

Facteurs qui augmentent le risque :

  • Ascension trop rapide (sans jours d'acclimatation)
  • Ne pas être bien hydraté
  • Consommer de l'alcool les premiers jours
  • Faire de l'exercice intense avant l'acclimatation
  • Ayant déjà souffert d'un grave mal d'altitude
  • Certaines affections médicales (cardiaques, respiratoires)

 

Facteurs qui n'affectent PAS le risque :

  • L'âge (les jeunes et les personnes âgées présentent le même risque)
  • Sexe (hommes et femmes à égalité)
  • Condition physique (les athlètes peuvent en souffrir tout autant)
  • Avoir déjà séjourné en altitude (ne confère pas d'immunité permanente)

 

Comment s'acclimater

Avant le trek

Arrivez à Cusco avec suffisamment de temps :

  • Minimum 2 nuits complètes avant le trek
  • Idéal : 3 nuits pour les itinéraires comportant des cols à plus de 4 000 m d’altitude.
  • Si vous venez du niveau de la mer, envisagez une nuit intermédiaire (Vallée Sacrée à 2 800 m).

 

Premières heures à Cusco :

  • Ne faites rien de pénible
  • Marchez lentement
  • Reposez-vous si vous vous sentez fatigué.
  • Ne montez pas les escaliers de l'hôtel en courant.

 

Premier jour complet :

  • Promenade tranquille dans la ville
  • Visitez les sites voisins situés à la même altitude.
  • Évitez les excursions vers des lieux plus élevés (comme la Montagne Arc-en-ciel).
  • Repas légers
  • Sans alcool

 

Deuxième jour :

  • Vous pouvez augmenter progressivement l'activité
  • Une excursion dans la Vallée Sacrée (plus basse que Cusco) est une bonne option.
  • Continuez à bien vous hydrater

 

Pendant le trek

Le trek jusqu'à Choquequirao favorise l'acclimatation : le premier jour, on descend de 2 900 m à 1 900 m. Le deuxième jour, on monte jusqu'à 3 050 m. Ce profil progressif permet au corps de s'adapter.

Pour les itinéraires comportant des cols élevés :

  • L'ascension se fait progressivement sur plusieurs jours.
  • Nous dormons toujours à une température inférieure au niveau maximal atteint pendant la journée.
  • Les guides adaptent le rythme en fonction de l'état du groupe.

Règle d'or : “ Montez haut, dormez bas ” — Vous pouvez atteindre de plus hauts sommets pendant la journée, mais il faut toujours redescendre pour dormir.

 

Prévention

Hydratation L'air sec en altitude déshydrate rapidement. La déshydratation aggrave les symptômes du mal de l'altitude.

  • Buvez 3 à 4 litres d'eau par jour
  • Commencez à bien vous hydrater dès votre arrivée à Cusco.
  • Évitez les boissons diurétiques (café, alcool) les premiers jours.
  • Uriner fréquemment (signe d'une bonne hydratation)
  • L'urine doit être claire, et non foncée.

 

Nutrition

  • Repas légers et fréquents
  • Évitez les aliments lourds ou gras
  • Glucides complexes pour une énergie durable
  • Évitez complètement l'alcool pendant les premiers jours.
  • Réduisez votre consommation de sel.

 

Médicaments préventifs

Acétazolamide (Diamox) : le médicament le plus efficace pour prévenir le mal d’altitude. Il accélère l’acclimatation.

  • Dose typique : 125 à 250 mg deux fois par jour
  • Commencez 24 heures avant l'ascension en altitude.
  • Continuez ainsi pendant les premiers jours en altitude
  • Nécessite une ordonnance médicale
  • Effets secondaires : picotements dans les mains et les pieds, augmentation de la fréquence des mictions, altération du goût des boissons gazeuses
  • Consultez un médecin avant utilisation

 

Ibuprofène : des études montrent qu'il aide à prévenir les maux de tête liés à l'altitude.

  • 400 à 600 mg toutes les 8 heures
  • Commencez la veille de l'ascension
  • Ne pas utiliser en cas de problèmes d'estomac

 

Feuilles de coca : remède traditionnel andin. Son efficacité n’est pas scientifiquement prouvée, mais il fait partie intégrante de la culture locale et de nombreux voyageurs témoignent d’un soulagement.

  • Thé de coca (mate de coca) : disponible dans tous les hôtels de Cusco
  • Feuilles à mâcher : achetées sur les marchés
  • Bonbons à la coca : faciles à transporter

 

Autres mesures

  • Évitez de fumer (cela réduit encore davantage l'oxygène disponible).
  • Ne prenez pas de somnifères (ils ralentissent la respiration).
  • Dormez légèrement surélevé (utilisez un oreiller supplémentaire).
  • N’ignorez pas vos symptômes : dites au guide comment vous vous sentez.

 

Que faire si vous présentez des symptômes

Symptômes légers

  • Reposez-vous et réduisez votre activité.
  • Buvez plus d'eau
  • Prenez des analgésiques (paracétamol ou ibuprofène).
  • Informez le guide
  • N'allez pas plus haut tant qu'ils ne s'améliorent pas.
  • Éliminent généralement en 12 à 24 heures

 

Symptômes modérés

  • Arrêtez de monter
  • Envisagez une descente de 300 à 500 mètres.
  • Hydratation agressive
  • Médicaments administrés sous la supervision du guide
  • Oxygène d'appoint (nos guides en transportent)
  • surveillance constante

 

Symptômes graves

  • Descente immédiate
  • Oxygène d'appoint
  • Évacuation vers un centre médical
  • Nos guides disposent de moyens de communication par satellite et de protocoles d'urgence.

 

L'oxygène lors de nos visites

Toutes nos excursions incluent de l'oxygène d'urgence. Les guides sont munis de :

  • bouteille d'oxygène portable
  • Masque facial
  • Oxymètre de pouls pour mesurer la saturation en oxygène

 

Ceci est destiné aux situations d'urgence, et non à un usage régulier. L'objectif est l'acclimatation naturelle, mais nous avons une solution de secours en cas de problème.

 

Profil d'altitude par circuit

Trek classique 4J/3N Jour 1 : 2 900 m → 1 900 m (descente) Jour 2 : 1 900 m → 3 050 m (montée) Jour 3 : 3 050 m → 1 900 m (descente) Jour 4 : 1 900 m → 2 900 m (montée)

Risque de mal de l'altitude : modéré. Le point culminant est à 3 050 m, comme à Cusco. Une acclimatation à Cusco est suffisante.

Excursions avec le col de San Juan Point culminant : 4 650 m. Risque de mal d’altitude : élevé le jour du passage du col. L’atteinte du col se fait après plusieurs jours de marche, ce qui est un avantage. Toutefois, une bonne acclimatation à Cusco est essentielle.

Trilogie inca avec Vilcabamba Altitude : de 1 000 m (Espíritu Pampa) à 4 650 m (col de San Juan). Risque variable. Le trek présente un dénivelé important. Certaines journées se déroulent en altitude, d’autres en basse jungle. Cette variété est bénéfique, mais elle met aussi le corps à l’épreuve.

 

Questions fréquentes sur l'altitude

Puis-je faire cette randonnée si j'ai déjà souffert du mal de l'altitude ? Oui, mais avec des précautions supplémentaires. Veuillez nous faire part de vos antécédents médicaux. Vous pourriez avoir besoin de plus de jours d'acclimatation et d'un traitement préventif.

Le mal de l'altitude est-il dangereux ? Les symptômes bénins sont très fréquents et sans gravité. Les symptômes graves sont rares mais nécessitent une prise en charge immédiate. C’est pourquoi nos guides sont formés et équipés de matériel de secours.

La bonne condition physique protège-t-elle contre le mal de l'altitude ? Non. Les athlètes de haut niveau peuvent souffrir du mal d'altitude alors que les personnes sédentaires ne ressentent rien. Il n'y a aucune corrélation avec la condition physique.

Puis-je prendre du Diamox sans ordonnance ? Au Pérou, ce médicament est vendu sans ordonnance en pharmacie. Toutefois, il est préférable de consulter un médecin au préalable, surtout si vous prenez d'autres médicaments ou si vous êtes allergique aux sulfamides.

Le thé de coca est-il vraiment efficace ? Il n'existe aucune preuve scientifique solide, mais cela fait partie de la tradition andine et est sans danger. De nombreux voyageurs affirment que cela soulage les symptômes légers.

Que se passe-t-il si je ne peux pas continuer la randonnée ? Nos guides évalueront la situation. Si nécessaire, nous organiserons une descente et une évacuation. Votre sécurité est notre priorité.